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Anne Rossi : « J’ai une grande étagère, chez moi, qui rassemble des recueils de contes de fées »

collage_anneAvec plus de 25 000 téléchargements de la série Passeurs d’ombre, en 7 épisodes pour la saison 1, et en 8 épisodes pour la saison 2, Les mille Royaumes, Anne Rossi réalise un beau succès. Ô combien mérité, tant cette série de romance fantastique non dénuée de suspense et d’actions, tient le lecteur en haleine, en l’emportant dans un univers où il côtoie des êtres surnaturels, des dangers innombrables, et où son cœur va battre à l’unisson de celui des héros. Une série à déguster sans modération.

Vous avez créé un monde dans lequel évoluent des personnages tous très différents, des surnaturels aux humains. Quelles sont vos références en littérature fantastique, qu’est-ce qui a guidé votre imagination pour concevoir un tel environnement ?

J’ai une grande étagère, chez moi, qui rassemble des recueils de contes de fées, des dictionnaires de créatures fantastiques et des traités de mythologie de tous pays. Je m’y plonge régulièrement quand je travaille mes univers de fantasy. Passeurs d’ombre est un condensé de tout cela. Un condensé pas forcément ordonné, car on y retrouve aussi bien des créatures du folklore comme les loups-garous ou les sorcières, des créatures mythologiques comme le faune ou encore des créatures issues de la littérature fantastique plus récente, comme les zombies. De plus, je mêle les folklores et les mythes de plusieurs pays pour donner naissance à un univers unique. Et je les assaisonne à ma sauce, sans forcément respecter le mythe originel, comme dans l’histoire de la sylphide prisonnière des murs du château.

Quand j’ai commencé à écrire Passeurs d’ombre, je voulais écrire une série romantique avec beaucoup d’action, comme dans les anciens feuilletons de cape et d’épée. Je ne me suis mis aucune limite concernant les effets spéciaux et les créatures : le principal, c’était de s’amuser, de jouer avec les images traditionnelles au risque de les écorner quelque peu. Dans le monde des passeurs d’ombre, tout est possible et le devient !

Quant à l’environnement, j’ai un fils qui est à la fois passionné d’astronomie et effrayé par l’obscurité. De là est partie l’idée d’un monde sans soleil… (Qui ne pourrait jamais réellement exister, selon mon fils, mais comme je l’ai dit plus haut, en fantasy, tout est possible : à partir du moment où des hommes peuvent se transformer en dragon, pourquoi un monde plongé dans l’obscurité ne pourrait-il pas survivre ?)

Dans ce monde de l’ombre, les surnaturels sont méprisés, et maintenus loin des villes habitées par les humains. Mais vos héros rejettent ces codes et n’hésitent pas à remettre en question leur façon de vivre dans une démarche d‘acceptation de l’autre. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec notre propre société. L’acceptation des différences, le métissage, est-ce quelque chose qui vous tient à cœur ?

Oui, tout à fait. Ce thème se retrouve dans toutes mes histoires, que ce soit en jeunesse ou en romance. Mes personnages sont la plupart du temps différents, par leur physique, les choix qu’ils font ou leur façon de penser. Il y a aussi, souvent, la rencontre entre deux mondes, deux peuples différents, ou la découverte par un personnage d’un univers qui ne lui était pas familier.

La différence, comme l’obscurité, est quelque chose qui fait souvent peur. Alors qu’il suffit souvent d’aller au-delà de cette première réaction pour découvrir qu’en réalité, c’est une source de richesse.

L’amour triomphe de tous les dangers, il est le moteur, pour la plupart de vos personnages, avant même le pouvoir ou la richesse, qui leur permet de réaliser des exploits. La romance, les histoires d’amour, c’est indissociable du reste dans une saga comme celle-ci ?

J’ai délibérément fait le choix, pour Passeurs d’ombre, d’écrire une série de romance, même si l’univers aurait pu être exploité sans cet aspect. Tout simplement parce que j’aime les histoires d’amour. C’est un sentiment qui permet de transcender les différences dont je parlais plus haut, d’aller au-delà de ce qu’imposent les règles sociales. De réinventer un univers à deux. Et puis on retrouve, dans la romance, cet aspect que j’aime dans la fantasy, à savoir que tout devient possible, car l’amour, c’est bien connu, déplace les montagnes. Tant qu’à écrire de la fiction, autant en profiter, non ?

On sort de la lecture de la saison 1 et 2 de cette série fantastique avec une nette envie de se replonger dans cet univers si particulier, et si enchanteur, que vous nous avez offert. Et donc, quels sont vos projets littéraires à venir ? Une saison 3 ? Autre chose très différent ?

Moi aussi j’ai du mal à quitter l’univers des Passeurs d’ombre, donc pourquoi pas une saison 3 ? Mais cela dépend d’un certain nombre de facteurs, je ne peux donc pas me prononcer pour le moment. En revanche, ma prochaine série pour Numeriklivres est déjà en préparation. On y retrouvera un univers qui a quelques problèmes d’éclairage, même s’il est très différent de celui des Passeurs d’ombre (pas de créatures fantastiques et pas vraiment de magie, sauf…) Avec bien sûr, une histoire d’amour entre une jeune mécanicienne et un être qui n’aurait jamais dû voir le jour. À eux deux, ils vont tenter d’empêcher la fin du monde.

De façon générale, je continuerai certainement les séries numériques, qui sont un format que j’affectionne particulièrement.

Propos recueillis par Anita Berchenko

Titres disponibles également depuis les librairies en ligne suivantes :

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Une réflexion sur “Anne Rossi : « J’ai une grande étagère, chez moi, qui rassemble des recueils de contes de fées »

  1. Pingback: Les Enfants du feu, épisode 2 par Anne Rossi | NUMERIKLIVRES

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