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Et si l’édition numérique était le chemin privilégié pour propulser les séries littéraires ?

Et si l’édition numérique, en fin de compte, était le chemin privilégié pour propulser les séries littéraires ?

Reprendre, à une autre échelle, les publications en feuilleton, qui existaient au 19e siècle, et les séries policières ou d’espionnage qui ont eu un succès colossal au 20e siècle. C’est tout de même un comble, les nouvelles technologies qui finalement rebouclent avec les traditions…

Ces textes courts, qui paraissent en plusieurs épisodes, à suite ou avec un fil conducteur, un héros récurrent, un thème qui sert de lien, et qui font les délices des lecteurs, même s’ils n’ont jamais les honneurs de la presse dite littéraire, cette littérature de gare, populaire, méprisée par les élites qui pourtant la lisent en secret, c’est loin d’être une littérature au rabais.

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On ne peut s’empêcher de penser à Hercule Poirot, Maigret, Nestor Burma, San Antonio, OSS 117, et j’en passe. À ces auteurs dont le nom se confond avec celui de leur héros qui souvent les a maintenus de gré ou de force à leur table de travail tant l’attente des lecteurs était grande.

Que dire d’ailleurs de Maurice Leblanc, créateur d’Arsène Lupin, qui pourtant se rêvait en fils spirituel de Maupassant, mais qui sans cesse était obligé de partager son existence avec Arsène, dans une relation ambiguë d’amour et de haine.

Aujourd’hui, il semble bien que la lecture numérique soit particulièrement adaptée à ces publications en séries. Ce qui explique leur indéniable succès. L’attrait du format court, de la lecture nomade, de l’efficacité du texte qui plonge d’un coup le lecteur dans une histoire bien ficelée, mais aussi l’attrait du prix très bas, qui permet de prendre le risque de découvrir un nouvel auteur, un nouveau genre littéraire aussi peut-être.

On n’invente rien, la littérature ne se « réinvente » pas, elle se continue, elle s’adapte, elle se transforme et elle crée des liens. Elle apporte aussi du plaisir, des aventures par procuration, de la détente et du rêve.

Et c’est pourquoi, après le Waldganger de Jeff Balek, série SF, Les héros ça s’trompe jamais de Marie Potvin, série romance, Les passeurs d’ombre, d’Anne Rossi, série Fantasy, et les Petits Crimes Extraordinaires, série policière de Patrick Llewellyn, nous accueillons Les enquêtes de Ruben Quinquet, de Charly Green, nouvelle série policière, dans la collection 45 MN.

Avec tout ça, lecteurs, vous allez pouvoir vous régaler, et vous, auteurs, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Anita Berchenko

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