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Pour la toute première fois en numérique : Un dé en or de Virginia Woolf

On a bien souvent des petits bonheurs dans notre métier d’éditeur. Et puis, de temps en temps, un vrai grand plaisir qu’on a envie de partager. Celui-là a commencé par un hasard comme il s’en produit parfois et qui semble plutôt tenir d’une sorte de destin. C’était dans le fouillis assez déprimant des bacs de vieux livres d’un entrepôt Emmaüs, dans lequel je chinais sans avoir précisément de but. Oui, parce que je ne suis pas toujours derrière mon écran, faut pas croire… Et donc dans ce capharnaüm pour le moins repoussant, me saute aux yeux un album jeunesse, tout décrépi, sur lequel je distingue, très étonnée, le nom de Virginia Woolf, et le titre Un dé en or.

Virginia Woolf auteur jeunesse ? Je ne m’attendais vraiment pas à la trouver dans ce genre littéraire. Je n’ai pas honte d’avouer ici que je ne connaissais pas du tout ce titre (ceci dit, on ne peut pas tout savoir). Outre le fait que c’est un de mes auteurs favoris, Virginia Woolf, femme de lettres anglaise, féministe, née en 1882, décédée en 1941, fut pendant l’entre-deux-guerres une figure marquante de la société littéraire londonienne, et elle est considérée comme l’une des plus grandes romancières du XXe siècle. Elle expérimente dans ses œuvres la palette aussi bien psychologique qu’émotive des traits de caractère de ses personnages, et explore les différentes possibilités de la narration et de la chronologie morcelées. Grande innovatrice dans la langue anglaise, son influence, au travers de ses réalisations littéraires et de sa créativité, est encore présente aujourd’hui.

Pour en revenir à Un dé en or, je feuillette donc l’album, l’explore, puis le repose. Allez savoir pourquoi je ne l’ai pas acheté… il faut dire que je n’achète plus de livres papier depuis pas mal de temps déjà. Bref, de retour chez moi, je cherche à en savoir plus sur l’album. Cette histoire enfantine accompagnait le manuscrit de Mrs Dalloway, et Virginia l’aurait écrite pour sa nièce.

Aussitôt l’envie me prend de publier ce petit bijou. Ainsi commence la nouvelle histoire de ce petit texte d’une très grande dame de la littérature. Elle va se poursuivre par deux rencontres, l’une avec Céline Descamps, traductrice, à laquelle je confie la traduction de la version anglaise, l’autre avec Jasmine Bourrel, illustratrice jeunesse, que je charge d’illustrer le petit conte. Une collaboration qui va engendrer une grande satisfaction, et un bien agréable bonheur éditorial. Un vrai plaisir de travail en équipe, dont l’apogée sera atteint avec la réalisation d’un magnifique ebook par notre studio.

Et voilà, la boucle est bouclée, le plaisir maintenant va pouvoir passer du côté des lecteurs, qui pourront se régaler et régaler leurs enfants avec la lecture de ce très beau texte du grand auteur qu’est Virginia Woolf, un régal aussi pour les yeux avec les très belles illustrations de Jasmine. Ce plaisir qu’on offre à nos lecteurs, on cherche constamment à le renouveler, en leur proposant des petites pépites littéraires auxquelles on redonne vie. Ou plutôt auxquelles on donne une vie numérique.

Anita Berchenko

Cliquez sur la couverture pour en savoir plus

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